Après un premier décret protégeant les femmes, le président américain cible les traitements médicaux pour mineurs transgenres. Une décision qui pourrait avoir un impact mondial.
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Au sujet de l’idéologie du genre, Donald Trump vient de publier un second décret, cette fois en mettant l’accent sur la protection des enfants. Lundi, j’avais commenté le premier, qui vise à protéger les femmes, et je m’étais interrogée sur l’absence de mention des jeunes, sans doute encore plus vulnérables. Visiblement, Trump avait simplement besoin d’un peu de temps pour peaufiner sa démarche.
Cette dernière missive ne pourrait être plus explicite. La continuité de l’intention présidentielle est claire : « Partout dans le pays, des professionnels de santé mutilent et stérilisent un nombre croissant d’enfants influençables, sous couvert de l’idée radicale et fausse selon laquelle il serait possible pour des adultes de modifier le sexe d’un enfant par le biais d’interventions médicales irréversibles. Cette dangereuse mode marquera comme une tache l’histoire de notre nation, et il est impératif d’y mettre un terme. »
Par conséquent, le gouvernement des États-Unis ne financera, ne soutiendra, n’encouragera ni n’assistera plus la « transition » d’un enfant d’un sexe à l’autre. Ces mots sont forts. Lorsqu’une personne entreprend une transition de genre, son entourage peut, certes, modifier son comportement à son égard, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle a changé de sexe. Personne ne peut changer de sexe. Sur ce point, Trump a raison, et il a raison aussi d’employer le terme « sexe ». Trop longtemps, dans les législations et politiques des pays anglophones, le mot « sexe » a été remplacé par « genre ». Or, en anglais, le terme gender peut parfois être synonyme de sex, parfois non, ce qui a engendré une confusion nuisible à une bonne perception de la réalité.
Des interventions chirurgicales qui n’auraient jamais dû être autorisées
On a menti aux enfants en leur faisant croire qu’une médecine sophistiquée pouvait les transformer d’un garçon en fille, ou d’une fille en garçon. Or, cela est tout simplement impossible. Les traitements proposés – des médicaments destinés à perturber leur développement pubertaire naturel et des interventions chirurgicales visant à retirer des organes sains chez des mineurs – n’auraient jamais dû être autorisés. Malheureusement, aux États-Unis, de telles pratiques ont proliféré.
Le dernier décret en date définit les enfants comme toute personne de moins de 19 ans. Ce point est crucial, car un jeune ne quitte pas l’école dès le jour de ses 18 ans. Il doit être protégé jusqu’à la fin de sa dernière année de lycée. On pourrait même aller plus loin : la maturité psychologique complète n’est atteinte qu’aux alentours de 25 ans. Peut-être que la protection des jeunes adultes figurera dans le décret de la semaine prochaine ? Ce serait une évolution nécessaire !
Toutefois, toutes les personnes de moins de 19 ans bénéficieront désormais d’une protection relevant de l’autorité du président des États-Unis. Cette autorité reste cependant limitée par la structure fédérale du pays, qui permet aux États d’adopter leurs propres lois. Trump pourra, certes, couper les financements fédéraux aux États qui ne se conforment pas à sa politique, mais il ne pourra pas leur imposer directement ses décisions. L’argent demeure, quoi qu’il en soit, un puissant levier d’influence.
Les institutions médicales mises en demeure
À travers tous les États-Unis, les institutions médicales ont été désormais mises en demeure. Tous les hôpitaux et facultés de médecine bénéficiant de subventions fédérales pour la recherche ou l’enseignement doivent cesser toute « mutilation chimique et chirurgicale des enfants ». Par ailleurs, une nouvelle législation est en préparation afin d’apporter un soutien aux jeunes ayant subi de telles procédures par le passé.
Ces derniers – ou leurs parents – pourront engager des poursuites contre les établissements et les professionnels de santé responsables du préjudice. Le décret prévoit également un délai de prescription étendu pour ces actions en justice. De fait, les conséquences de ce qui a été vendu comme un « traitement d’affirmation du genre » peuvent marquer une vie entière.
Parmi les autres avancées bienvenues, les agences fédérales sont désormais tenues de ne plus se référer aux recommandations de l’Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres (WPATH), que le gouvernement américain considère comme dépourvues de rigueur scientifique. À la place, une analyse approfondie de la littérature existante sur les meilleures pratiques concernant les enfants souffrant de dysphorie de genre est requise. Parmi les études influentes, le rapport Cass qui, en Grande-Bretagne, aura marqué un tournant, en éloignant le débat de la pensée magique militante caractérisant la WPATH.
De notre côté de l’Atlantique, la réflexion a déjà évolué. Au Royaume-Uni, par exemple, les bloqueurs de puberté ne sont plus accessibles aux enfants. Mais l’influence des États-Unis demeure évidemment forte en Europe. Ce nouveau décret vient offrir une protection aux jeunes désorientés et vulnérables qui, il y a encore peu de temps, auraient regardé le nouveau monde avec envie. Mais le mal ne change pas avec la latitude et instaurer des mesures de protection dans une région du monde a de quoi aider les enfants sur toute la planète.
Par Debbie Hayton (traduction par Peggy Sastre)
Debbie Hayton enseigne la physique dans le secondaire, où elle est aussi syndicaliste. Journaliste et autrice, son dernier livre, Transsexual Apostate : My Journey Back to Reality, vient de sortir chez Forum Press. Vous pouvez la suivre sur X (ex-Twitter).
* Cette article a été publiée pour la première fois par Le Point le 30 janvier 2025 : Trump passe à l’action contre la « mutilation » des enfants en
transition.
2 replies on “Trump passe à l’action contre la « mutilation » des enfants en transition”
Although the push-back is in the right direction, it is regrettable that the wording was not kinder, emphasizing support and care of those who identify as trans, and using less emotive language. Much of the ‘trans’ community already predicted their ‘genocide’ and many will be pushed further into entrenchment of their unscientific views, suffer worse mental health, and potentially attempt suicide.
It is even more regrettable, zooming out, that this pro-science move is a random hit within a scatter-gun attack on ‘progressive’ values, the broader thrust of which is anti-science (even anti-common-sense), not to mention deeply fascist. Of course, the bilge has been pouring out of the White House so fast, this piece was probably written before the worst of Trump’s march towards WWIII. Trump cares as little about kids being mutilated by medics as he does about them being mutilated by bombs. He only sees dollars.
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I think that common sense is key to all this. Any policy that does not respect the feelings and instincts that we all share (because we are all human) will not be very robust.
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